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QUELS NOMS POUR NOS RUES ? - Ajoutée le 20/05/2010 à 15:26.
 
 

QUELS NOMS POUR NOS RUES ?

Les noms que l'on donne aux rues, places, boulevards font, pour une grande partie, référence à l'Histoire propre de chaque ville ou village. Puis, au fur et à mesure de leur développement et de la multitude des voies nouvellement créées, leurs dénominations font appel à bien d'autres critères. Cela va de références nationales, internationales, à des personnages célèbres dans tous les domaines (artistes, sportifs, scientifiques, politiques…) jusqu'aux appellations les plus communes comme tout simplement des noms de fleurs ou d'animaux, par exemple.
 
MARTIGUES ne faillit pas à cette tradition. Mais si les quartiers les plus récents proposent en majorité des noms de plantes ou de célébrités nationales, notamment sportives, ce sont les voies de nos trois quartiers les plus anciens qui font le plus référence à l'Histoire de la Ville ou du pays. Les rues et places de Jonquières, l'Ile et Ferrières regorgent de noms, de dates ou de lieux historiques.
 
C'est pourquoi, je vais vous parler de quelques voies parmi les plus "centrales" et de leurs appellations, aux origines peut-être méconnues de beaucoup de Martégaux.
 
Il faut savoir qu'au lendemain de la guerre de 1914-1918, le Conseil Municipal de l'époque a tenu à honorer nos pays alliés qui avaient combattu les Allemands aux côtés de la France. C'est ainsi que furent dénommés :
 

A Jonquières
-    L'Espanade des Belges (située au sud du Cours du 4 Septembre et
     rejoignant l'avenue Frédéric Mistral).
 
 
-    La rue de l'Italie (petite rue débouchant au sud de la place Lafayette et
     au début de la rue Philippe Jourde).
 
A l'Ile
-    Le quai des Anglais (au départ de l'ancienne Mairie et jusqu'à la pointe
     San Christ).
 
A Ferrières
-    La rue des Serbes (à proximité de l'Anse de Ferrières).
 
 
-    La rue de Verdun (également à proximité de l'Anse de Ferrières).

Une exception toutefois : la Russie !
Explication: Le Conseil Municipal avait pourtant bien donné le nom de "boulevard des Russes" à l'actuel boulevard Camille Pelletan à Jonquières… là même où j'habite (honni soit qui mal y pense !), Mais le même Conseil Municipal avait ensuite débaptisé le boulevard, après la Révolution Russe d'octobre qui secoua la Russie en 1917.
 
A ce moment-là, le nouveau pouvoir soviétique signe la paix avec l'Allemagne le 3 mars 1918 par le Traité de BREST-LITOVSK et abandonne du même coup la lutte aux côtés de la France…
 
Il faut préciser que l'armée tsariste était alors en complète déroute, déplorant des milliers de morts et de prisonniers. Le nouveau pouvoir soviétique animé par LÉNINE préféra limiter les dégâts et asseoir beaucoup mieux son autorité dans la paix. Tout cela d'ailleurs au prix d'énormes concessions à l'Allemagne (concessions revues au Traité de Versailles, mais pas au bénéfice de la Russie Soviétique).
 
La France et les Français furent donc très déçus, ulcérés même, de cette Paix séparée, qui libérait plusieurs divisions allemandes jusque-là occupées sur le Front de l'Est et qui du coup, apportèrent un renfort sur le Front Ouest, donc en France.
 
L'Allemagne alors prête à céder trouva là un répit, mais capitula la même année, le 11 novembre 1918.
 
Il ne s'agit toutefois pas d'une reddition, car l'armée allemande était encore très importante, surtout après ce renfort.
 
Pour en revenir à la Russie, on comprendra que le Conseil Municipal de MARTIGUES, à l'instar de la France entière, tînt à marquer son amertume en débaptisant l'avenue attribuée aux Russes.
 
Elle sera ensuite rebaptisée du nom de Camille Pelletan (décédé en 1915), Député Radical bon teint, très anticlérical et Ministre de la Marine de surcroît de 1902 à 1905, ce qui n'était pas pour déplaire à nos pêcheurs !
 
Bref, un "très rouge" pour l'époque plus en concordance avec la Majorité Radicale du Conseil Municipal du moment.
 
Il n'y a pas eu non plus de rue dédiée aux Etats-Unis d'Amérique ! Je ne sais pourquoi ? Peut être pour leur ralliement tardif… pourtant oh combien salutaire !
 
Je vous le disais, à MARTIGUES, l'Histoire de France version locale, on la trouve, c'est le cas de le dire, à chaque coin de rue !
 
   
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Gendarmerie Nationale - Ajoutée le 10/05/2010 à 17:16.
 
 

Notre Gendarmerie quitte MARTIGUES, quel gâchis !

Dès que le Gouvernement a annoncé son intention de fusionner les Services de la Gendarmerie et de la Police Nationale en une seule entité, j'ai tout de suite compris (en tant que Maire à l'époque) que la Brigade Martégale passerait à la "trappe".
 
Je suis cependant aussitôt intervenu auprès de Madame La Ministre de l'Intérieur, pour lui faire part de notre mécontentement. Pour être tout à fait constructif et, plutôt que de tout perdre, nous avons appuyé quelques propositions sur le redéploiement éventuel de la Gendarmerie Martégale.
 
Ces suggestions consistaient à maintenir la Brigade sur la Commune et à la redéployer sur toute la Côte Bleue (déjà installée à CARRY-LE-ROUET), en y intégrant tout le secteur du Littoral Martégal de la COURONNE/CARRO, ceci afin de soulager notre Commissariat Central (demande qui fut d'ailleurs appuyée par Monsieur le Député-Maire de SAUSSET-LES-PINS).
 
Madame La Ministre nous avait répondu que rien n'était arrêté et que, s'il y avait fusion, elle se ferait en concertation entre les Services et les Communes du secteur, sous la Direction de Monsieur le Préfet.
 
Nous lui avons donc fait confiance et attendu avec impatience cette réunion, mais sans trop nous faire d'illusions ! C'est en effet, le style de réponse que l'on donne, lorsque l'on veut noyer le poisson !
 
Nos craintes étaient bien justifiées, car aujourd'hui, nous sommes devant le fait accompli : la Brigade de MARTIGUES est dissoute
 
Il ne faut pas se le cacher. Cette division unilatérale va mécontenter tout le personnel de la Gendarmerie (même s'ils sont tenus au droit de réserve), mais également notre Cité.
 
MARTIGUES est attachée à sa Gendarmerie, car historiquement la plus ancienne installée en notre commune, bien avant la Police Nationale.
 
La première caserne était déjà en place à la fin du 19ème siècle, à l'entrée du MARTIGUES d'alors, en venant de MARSEILLE. Pour l'époque, c'était un très beau bâtiment. Il a été transformé pour la Police d'Etat en 1958, puis lorsque celle-ci a été transférée au nouvel Hôtel de Police (Rond-Point de l'Hôtel de Ville) en 1999, la Ville l'a rénové pour sa Police Municipale et la Maison Médicale.
 
La deuxième caserne construite peu avant la guerre de 1939, a vu le transfert de la Gendarmerie à l'Avenue Fleming (encore occupée actuellement fort heureusement, par la Gendarmerie Maritime : il faut le reconnaître, c'est un plus). Il s'agit aussi d'un beau bâtiment.
 
Puis, nouveau déménagement de la Brigade, en 1988, dans la 3ème caserne toute neuve située Route de SAINT-MITRE-LES-REMPARTS, à côté d'Auchan.
Caserne plus récente et plus confortable. Que va-t-elle devenir ?
 
Après la diminution des effectifs dans notre Hôtel de la Police depuis ces dernières années, c'est maintenant la Gendarmerie qui va être supprimée.
 
Tout cela, il faut le dire, est au détriment de la sécurité de MARTIGUES et des villes et villages voisins.
 
Notre Police Municipale, déjà trop souvent sollicitée pour des services qui sont de la compétence de la Police d'Etat comme de la Gendarmerie, va donc être davantage surchargée et la sûreté de notre Commune, comme des environs va en subir les conséquences.
 
C'est triste et injuste !
 
Hier les Affaires Maritimes, aujourd'hui la Gendarmerie, c'est un nouveau pan de l'Histoire de MARTIGUES qui disparait. Quel gâchis !
 
   
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Tout va très bien ... - Ajoutée le 30/04/2010 à 09:11.
 
 

TOUT VA TRÈS BIEN MADAME LA MARQUISE

Je pense que beaucoup d'entre nous, qui pratiquons la méthode Cauet, avons entendu dans le langage courant cette expression employée en claironnant haut et fort que tout va très bien …, alors que c'est tout le contraire quand tout va mal.
 
Mais sait-on qui l'a popularisée ? C'est l'orchestre "Ray Ventura et ses Collégiens" avec sa chanson "Tout va très bien Madame la Marquise".
 
Cette mélodie raconte l'histoire d'une Marquise qui, par téléphone, s'inquiète auprès de son Majordome de savoir si tout va bien en son château. Ce dernier pour ne pas l'alarmer débute en dépondant "il faut que je vous dise d'un petit rien" et pour finir de lui annoncer l'incendie complet de sa demeure.
 
Vers 1931, Ray VENTURA fonde un des premiers orchestres à sketches de France, c'est-à-dire autant que la musique, ses musiciens déguisés imageaient le texte de chaque romance. Un vrai régal ! "Tout va très bien Madame la Marquise" fut, entre autres, l'un de ses plus grands succès ; suivirent des "chansons-textes" très populaires comme "au lycée Papillon", "à la mi-août", "ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine" et bien d'autres ….
 
Le Groupe jouera également dans plusieurs films dont "Nous irons à PARIS" et "Nous irons à MONTÉ CARLO"…
 
Ray VENTURA avait réuni dans sa formation des musiciens de talent qui marqueront la chanson française, Henri SALVADOR, Loulou GASTÉ, Coco ASLAN, Alix COMBELLE, Raymond LEGRAND et surtout le duo formidable de Paul MISRAKI (pour la musique) et d'André HORNEZ (pour les paroles).
 
La télévision n'existant pas à cette époque, seuls la radio et le cinéma diffusaient leurs spectacles, ainsi d'ailleurs que leurs tournées dans toute la France qui commencèrent en 1931.
 
C'est ainsi qu'ils vinrent à MARTIGUES peu après La Libération. Ils se produirent au cinéma "Palace" (archi complet) pour une représentation organisée au profit des Prisonniers de guerre. Enfin on les voyait de près ! Pour tous ceux présents ce soir-là, ce fut un vrai bonheur !
 
Au fil du temps cependant, les membres du Groupe se sont dispersés… Certains Collégiens ont réussi une brillante carrière dans la chanson, voire au cinéma.
 
Vers 1950, la mode n'est plus aux grands orchestres et Ray VENTURA quitte la scène.
 
En tout cas, la fameuse phrase a fait école et devint une expression habituelle reprise par toutes les générations.
 
D'autres orchestres de valeur ont imité cette formule mais sans jamais l'égaler. Comme en toute chose, c'est le premier qui compte. Néanmoins, dans les années 70, le Grand Orchestre du Splendid a redonné une seconde jeunesse aux succès d'avant guerre de Ray VENTURA.
 
 
   
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